LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Il pourrait s'avérer étonnant pour certains que de découvrir que la première Constitution organisant la gestion et la vie d'un peuple (et de ses relations avec les peuples voisins) a été élaborée en Afrique, en 1236, dans l'empire du Manding.
Kurukan Fuga a été l'acte final marquant l'institutionnalisation de la Charte dite du Manden.
Je nous invite à le lire, à prendre note, tout en se posant ces quelques questions: qu'est-ce qui a été omis? Quelle composante de la société avait été laissée en rade? Quelle instance n'avait fait l'objet d'une réflexion rationnelle? Le projet d'une société intégrée et juste n'était-il pas clair?
Au-delà de ce "rattrapage", un excellent animateur de programmes culturelles (Rites et Traditions, chaine télévisuelle AFRICABLE) notait que "les intellectuels Africains ont failli" en ce qu'ils sont devenus des analphabètes culturels.
Pour ma part, j'ose croire que ces témoignages sur le passé africain permettront à nos générations actuelles de croire en elles et de se rendre compte qu'il ne s'agit pas de "commencer dans le néant" mais plutôt de s'inspirer de l'existant, de l'histoire réelle et proprement africaine, pour bâtir l'avenir de l'Afrique. Et pour ce faire, il faut des valeurs, des traditions, de l'expérience, etc. à juxtaposer avec la connaissance et l'expertise moderne.
Ce savant dosage, nous en sommes capables, si nous ne sommes pas pressés... La renaissance africaine est avant tout un programme culturel qui mobilise et impacte à tous les niveaux. Certains l'avaient compris depuis... l'année 1236.
Quand je pense que nos gouvernants baissent encore la tête face à ceux qui racontent (ou qui ont raconté) que nous n'avons pas d'histoire ou que nous ne sommes pas encore entrés dans l'histoire.
mardi 12 octobre 2010
lundi 4 octobre 2010
mercredi 8 septembre 2010
INTEGRATION AFRICAINE: ATELIER DE REFLEXION EN LIGNE
Chers amis,
Nous comptons prochainement - après la publication de la dernière partie de la "Lettre aux Africains" - organiser une réflexion en ligne sur l'intégration africaine.
Singulièrement, le thème de cet atelier sera : Intégration africaine: identification et stratégies de levée des barrières non-économiques à l'intégration Ouest-africaine.
En attendant la diffusion des termes de référence (TDR) de cet atelier, nous vous invitons à une manifestation d'intérêt par la définition de vos attentes dans le cadre de tels échanges sur le devenir de notre continent, en commençant par des espaces communautaires. Cette manifestation d'intérêt pourra se faire à travers la page "Commentaire" ci-dessous.
Par ailleurs, nous vous encourageons à partager cette information autour de vous, notamment auprès de groupes et mouvements panafricanistes de vos connaissances, surtout - mais pas exclusivement - ceux francophones.
A très bientôt!
Kaback O.
Nous comptons prochainement - après la publication de la dernière partie de la "Lettre aux Africains" - organiser une réflexion en ligne sur l'intégration africaine.
Singulièrement, le thème de cet atelier sera : Intégration africaine: identification et stratégies de levée des barrières non-économiques à l'intégration Ouest-africaine.
En attendant la diffusion des termes de référence (TDR) de cet atelier, nous vous invitons à une manifestation d'intérêt par la définition de vos attentes dans le cadre de tels échanges sur le devenir de notre continent, en commençant par des espaces communautaires. Cette manifestation d'intérêt pourra se faire à travers la page "Commentaire" ci-dessous.
Par ailleurs, nous vous encourageons à partager cette information autour de vous, notamment auprès de groupes et mouvements panafricanistes de vos connaissances, surtout - mais pas exclusivement - ceux francophones.
A très bientôt!
Kaback O.
samedi 4 septembre 2010
TITRE 1- LA CONFERENCE DES NIGAUDS (suite)
2. Des politiques complexés
2.1. Professionnalisés ou narcissiques
Il se trouve, malheureusement, que, jusqu’ici, l’Afrique n’a réussi qu’à se doter de politiciens « boulangers », « roublards », « pères de la nation » ou « fils de… ».
Certains se vantent d’avoir fait une vingtaine d’année dans l’opposition en oubliant que la décision d’élire ou de ne pas élire appartient au peuple. Même s’il y a mascarade électorale ou usurpation de voix, le peuple est censé avoir suffisamment de moyens pour se faire entendre et respecter. Au-delà, il doit assumer. L’on ne saurait s’imposer au peuple sous prétexte de sacrifices opérés pendant plusieurs années. L’exercice du pouvoir n’étant qu’un sacerdoce, l’engagement ne saurait justifier les abus notés par la suite, au nom des années de sacrifice pour la nation.
Du Sénégal jusqu’en Ethiopie, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, très peu sont les pays où l’on peut extraire des acteurs politiques de moins de 50 ans (début des indépendances de la plupart des pays Africains), à moins que ce ne soit leurs descendants qui auront pris le relais. Voyez vous-mêmes !
2.2. Soumis au silence provisoire
Cette situation a poussé beaucoup de citoyens au silence. Qu’ils soient des universitaires, des chercheurs, des experts, des ouvriers, des femmes au foyer, beaucoup s’en remettent à la fatalité ; ils espèrent que « le bon Dieu » fera les choses à leur place, d’autant que c’est Lui qui aurait choisi ces occupants du pouvoir.
L’on fustige la fuite des cerveaux sans s’interroger sur les causes de ces départs. Et ces dits intellectuels s’empressent également de retourner leurs vestes en oubliant qu’ils ne font que l’affaire des politiciens frileux des contre-pouvoirs.
Il y a un véritable piège dans ce choix du silence alterné d’un exil vers un Eldorado qui, à termes, pourrait s’avérait plus pernicieux en ce qu’il ne permet en rien de s’épanouir psychologiquement et professionnellement. Les médecins exilés pourraient en attester. Surtout ceux installés dans un pays comme la France…
2.3. Formatage des générations
Quand, dans certains pays africains, les armes crépitent et que les génocides sont dénoncés ou relativisés, l’on peut dénombrer et pleurer les morts. Ensuite, la vie reprend. Il y aura des processus de réconciliations nationales pour panser les plaies – sans toujours crever l’abcès – et tourner la page. Avec les indemnisations, l’on organisera une reconversion des uns et une réintégration des autres. Chacun fera l’effort d’oublier mais les images seront présentes… dans les musées et dans les cœurs.

Par contre, quand, dans un pays comme le Sénégal, la roublardise devient modèle, le mensonge une arme, la ruse un moyen pour, au plus vite, parvenir à ses fins, quels que soient les pots cassés, l’on aura du mal à se rendre compte que le génocide est plus marqué en ce qu’il s’attaque, non pas à des populations historiquement et physiquement victimes d’une idéologie, mais surtout à, au minimum, une génération qui va grandir et risquer de considérer une certaine façon de faire et d’être comme étant la meilleure pour garder le sourire le soir, à la maison.
Que d’efforts ne faudra-t-il pas déployer pour reformater tous ces jeunes hébétés, au départ – parce que notant des valeurs contraires à celles prônées dans l’espace familial – mais contaminés, par la suite – parce qu’admiratifs des prouesses des dirigeants et des « réalisations rapides » des nouveaux modèles sociaux ?
3. Des mercenaires sociaux
3.1. ONG d’ici, relais doctrinaires d’ailleurs
Elles disent réaliser des programmes et des projets en faveur des populations mais plus de 45% des coûts se retrouvent dans les budgets de fonctionnement. Elles déclarent lutter contre la pauvreté mais les méthodologies viennent des « experts » étrangers. Elles soutiennent le développement local mais avec des stratégies et des théories importées dans la communauté. Quand elles disent partir des besoins des populations, elles réinterprètent les pensées de celles-ci sous une forme plus humaniste de priorisation des objectifs de développement.
Il est vrai qu’elles font du social, mais pour qui ? Les rares ONG du Sud qui ont eu le courage de réfléchir par elles-mêmes n’ont pas été capables de chercher par elles-mêmes les ressources nécessaires à la mise en place de leurs programmes. La dépendance est toujours présente qui justifie l’envoi d’experts en tout genre qui viennent en Afrique pour conseiller, fourguer des technologies, évaluer et conseiller à nouveau à travers des mesures d’ajustement fondées sur des paradigmes ou autres grilles de lecture transposées, le tout dans un cercle vicieux qui permet de rapatrier près de 40% des fonds alloués à chaque programme, sur le dos des populations « cibles ». Et avec la complicité d’ONG d’ici, copie pâle, s’il en est, d’un mouvement social d’ailleurs mais, surtout, faire-valoir majeur d’idéologies et anti-chômage non négligeable.

3.2. Membres de la « Société » civile
Il en est de même pour bien d’autres acteurs de la « Société » civile. Des droits-de-l’hommistes aux observateurs électoraux, en passant par les partisans de la transparence et de la bonne gouvernance, il n’est pas rare d’en retrouver qui défendent des théories universalistes aussi dégradantes pour leur milieu social que le VIH/SIDA dans le corps humain. Comment un Africain peut-il, au nom d'une approche des Droits Humains non contextualisée, défendre l’homosexualité et prôner l’acceptation de ce phénomène dans des contextes socioculturels aussi spécifiques ? Beaucoup de nos amis intellectuels oublient que les paradigmes ne sont rien d’autres que des construits sociétaux historiquement portés par une capacité d’influence (des hommes, une culture, de moyens…), elle-même motivée par la recherche perpétuelle d’une emprise sur l’existant ; ce qui, du reste, n’est pas possible et justifie les mutations les plus extraordinaires et la fécondité du cerveau humain (Science sans conscience...).
Au nom de quoi certains peuvent-ils revendiquer « la diversité culturelle » quand cela les arrange et que d’autres ne doivent que s’aligner sur des principes... universels ?
En fait, il n’y a que les « élites » africaines pour tout avaler. Des réglementations de l’OMC au tabac le plus bourré de nicotine... Charge à cette Société dite civile de faire passer la pilule, en toute transparence et au nom de la liberté d’expression.
Mais, comme le disait le Pape Benoît XVI, « la souffrance est engendrée par la liberté sans vérité ».
2.1. Professionnalisés ou narcissiques
Il se trouve, malheureusement, que, jusqu’ici, l’Afrique n’a réussi qu’à se doter de politiciens « boulangers », « roublards », « pères de la nation » ou « fils de… ».
Certains se vantent d’avoir fait une vingtaine d’année dans l’opposition en oubliant que la décision d’élire ou de ne pas élire appartient au peuple. Même s’il y a mascarade électorale ou usurpation de voix, le peuple est censé avoir suffisamment de moyens pour se faire entendre et respecter. Au-delà, il doit assumer. L’on ne saurait s’imposer au peuple sous prétexte de sacrifices opérés pendant plusieurs années. L’exercice du pouvoir n’étant qu’un sacerdoce, l’engagement ne saurait justifier les abus notés par la suite, au nom des années de sacrifice pour la nation.
Du Sénégal jusqu’en Ethiopie, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, très peu sont les pays où l’on peut extraire des acteurs politiques de moins de 50 ans (début des indépendances de la plupart des pays Africains), à moins que ce ne soit leurs descendants qui auront pris le relais. Voyez vous-mêmes !
2.2. Soumis au silence provisoire
Cette situation a poussé beaucoup de citoyens au silence. Qu’ils soient des universitaires, des chercheurs, des experts, des ouvriers, des femmes au foyer, beaucoup s’en remettent à la fatalité ; ils espèrent que « le bon Dieu » fera les choses à leur place, d’autant que c’est Lui qui aurait choisi ces occupants du pouvoir.
L’on fustige la fuite des cerveaux sans s’interroger sur les causes de ces départs. Et ces dits intellectuels s’empressent également de retourner leurs vestes en oubliant qu’ils ne font que l’affaire des politiciens frileux des contre-pouvoirs.
Il y a un véritable piège dans ce choix du silence alterné d’un exil vers un Eldorado qui, à termes, pourrait s’avérait plus pernicieux en ce qu’il ne permet en rien de s’épanouir psychologiquement et professionnellement. Les médecins exilés pourraient en attester. Surtout ceux installés dans un pays comme la France…
2.3. Formatage des générations
Quand, dans certains pays africains, les armes crépitent et que les génocides sont dénoncés ou relativisés, l’on peut dénombrer et pleurer les morts. Ensuite, la vie reprend. Il y aura des processus de réconciliations nationales pour panser les plaies – sans toujours crever l’abcès – et tourner la page. Avec les indemnisations, l’on organisera une reconversion des uns et une réintégration des autres. Chacun fera l’effort d’oublier mais les images seront présentes… dans les musées et dans les cœurs.
Par contre, quand, dans un pays comme le Sénégal, la roublardise devient modèle, le mensonge une arme, la ruse un moyen pour, au plus vite, parvenir à ses fins, quels que soient les pots cassés, l’on aura du mal à se rendre compte que le génocide est plus marqué en ce qu’il s’attaque, non pas à des populations historiquement et physiquement victimes d’une idéologie, mais surtout à, au minimum, une génération qui va grandir et risquer de considérer une certaine façon de faire et d’être comme étant la meilleure pour garder le sourire le soir, à la maison.
Que d’efforts ne faudra-t-il pas déployer pour reformater tous ces jeunes hébétés, au départ – parce que notant des valeurs contraires à celles prônées dans l’espace familial – mais contaminés, par la suite – parce qu’admiratifs des prouesses des dirigeants et des « réalisations rapides » des nouveaux modèles sociaux ?
3. Des mercenaires sociaux
3.1. ONG d’ici, relais doctrinaires d’ailleurs
Elles disent réaliser des programmes et des projets en faveur des populations mais plus de 45% des coûts se retrouvent dans les budgets de fonctionnement. Elles déclarent lutter contre la pauvreté mais les méthodologies viennent des « experts » étrangers. Elles soutiennent le développement local mais avec des stratégies et des théories importées dans la communauté. Quand elles disent partir des besoins des populations, elles réinterprètent les pensées de celles-ci sous une forme plus humaniste de priorisation des objectifs de développement.
Il est vrai qu’elles font du social, mais pour qui ? Les rares ONG du Sud qui ont eu le courage de réfléchir par elles-mêmes n’ont pas été capables de chercher par elles-mêmes les ressources nécessaires à la mise en place de leurs programmes. La dépendance est toujours présente qui justifie l’envoi d’experts en tout genre qui viennent en Afrique pour conseiller, fourguer des technologies, évaluer et conseiller à nouveau à travers des mesures d’ajustement fondées sur des paradigmes ou autres grilles de lecture transposées, le tout dans un cercle vicieux qui permet de rapatrier près de 40% des fonds alloués à chaque programme, sur le dos des populations « cibles ». Et avec la complicité d’ONG d’ici, copie pâle, s’il en est, d’un mouvement social d’ailleurs mais, surtout, faire-valoir majeur d’idéologies et anti-chômage non négligeable.
3.2. Membres de la « Société » civile
Il en est de même pour bien d’autres acteurs de la « Société » civile. Des droits-de-l’hommistes aux observateurs électoraux, en passant par les partisans de la transparence et de la bonne gouvernance, il n’est pas rare d’en retrouver qui défendent des théories universalistes aussi dégradantes pour leur milieu social que le VIH/SIDA dans le corps humain. Comment un Africain peut-il, au nom d'une approche des Droits Humains non contextualisée, défendre l’homosexualité et prôner l’acceptation de ce phénomène dans des contextes socioculturels aussi spécifiques ? Beaucoup de nos amis intellectuels oublient que les paradigmes ne sont rien d’autres que des construits sociétaux historiquement portés par une capacité d’influence (des hommes, une culture, de moyens…), elle-même motivée par la recherche perpétuelle d’une emprise sur l’existant ; ce qui, du reste, n’est pas possible et justifie les mutations les plus extraordinaires et la fécondité du cerveau humain (Science sans conscience...).
Au nom de quoi certains peuvent-ils revendiquer « la diversité culturelle » quand cela les arrange et que d’autres ne doivent que s’aligner sur des principes... universels ?
En fait, il n’y a que les « élites » africaines pour tout avaler. Des réglementations de l’OMC au tabac le plus bourré de nicotine... Charge à cette Société dite civile de faire passer la pilule, en toute transparence et au nom de la liberté d’expression.
Mais, comme le disait le Pape Benoît XVI, « la souffrance est engendrée par la liberté sans vérité ».
mercredi 4 août 2010
LETTRE AUX AFRICAINS
TITRE 1-LA CONFERENCE DES NIGAUDS
1.1 DES CHEFS DE GUERRE
1.1.1 Nourris par l’appât (découvertes de ressources minières, aurifères, pétrolières… le diamant)
Dans la plupart des foyers de tension, les raisons politiques officiellement et historiquement évoquées pour justifier les affrontements armées et autres exactions auprès des populations civiles, ont, quant au fond, des soubassements économiques pas toujours affichés. Rares sont les groupes irrédentistes ou nationalistes qui revendiquent leur « liberté » quand leurs territoires ne recèlent pas de ressources ou de potentialités économiques d’envergure. Et c’est cette « manne » que certains flairent de loin qui aiguisent les appétits tant des autochtones dénaturés que des « éveilleurs de conscience » ou autres « conseillers » fortement intéressés.
Ces ressources minières, aurifères, pétrolières et même forestières, ont généré des conflits avec, dans la plupart des cas, des violences extrêmes, tant du point de vue physique que psychique ou moral. Quelle région de l’Afrique ayant découvert du pétrole n’a été foyer de tension ? Quel chef de guerre africain ne revendique une zone minière, aurifère ou simplement forestière ? Le diamant, n’en parlons plus…
Ces parvenus accidentellement mis en sellette par des concours de circonstance ont d’autant plus de mal à démordre que l’os peut s’avérer gros, autour duquel rôde une meute de tout acabit. Dans bien des cas, ces « éléments incontrôlés » se retournent contre leurs parrains quand arrive le moment du partage du butin ou quand la pression extérieure devient trop forte qui poussent les seconds à faire profil bas tandis que les premiers revendiquent une légitimité ou des droits totalement fabriqués.
Plus le conflit perdure, plus les séquelles s’incrustent dans les cœurs et la mémoire collective créant ainsi une rancœur et une animosité diplomatiquement « rachetées » par des organismes caritatifs ou des missionnaires de la « réconciliation »… fabriquée. Pour ce qui est de la reconstruction du cadre de vie, les générations futures pourront payer les dettes généreusement consenties par les fabricants d’armes et leurs cousins, idéologues encagoulés avec style (Occidentaux) ou avec pudeur (pétrodollars).
1.1.2 Soutenus par les « intéressés » (gentils « amis de l’Afrique », politiques démagogues)
Ce qui est triste avec ces chefs de guerre, c’est leur aveuglement et leur entêtement qui les poussent, au fil du temps, à commettre tellement d’erreurs que leurs capacités à faire marche arrière en deviennent fonctionnellement dépendantes d’une poussée par l’avant (une dissidence ou une trahison), si ce n’est la mort physique... bénéfique pour « tous ».
De nombreux amis de l’Afrique ont les souliers souillés par le sang des Africains. Et quand arrivent les moments difficiles, ils rejettent l’opprobre sur le dindon de la farce, à coup de campagnes de dénigrement et de lynchages médiatiques dignes des rejets de greffe incompatible.
Combien de gentils-amis-de-l’Afrique ont été mêlés à des histoires de renversement de régime, de vente d’armes – même quand il y a embargo ? Combien de fois ces habitués-des-palais-africains ont-ils été cités dans des affaires de pots-de-vin, de corruption ?
Et pourtant, le jeu continue qui se nourrit d’un ensemble de pratiques pour lesquelles le maintien du système est condition de survie pour chaque partie prenante. Du fait de leurs positions de pouvoir, de nombreux Elus africains vivent et se maintiennent grâce à ces faiseurs de trouble qui, soit, ont eu à jouer un rôle dans leur installation au pouvoir, soit, favorisent leur maintien au pouvoir considérant l’impossibilité de promouvoir la démocratie dans un climat d’instabilité et d’insécurité.
Dans le cas du conflit dit casamançais, au sud du Sénégal, comment peut-on espérer trouver des solutions à l’irrédentisme en versant un pécule mensuel hyper alléchant à certains leaders politiques du mouvement, ainsi qu’à des chefs rebelles avides de vacances… en civil ?
Le Sénégal n’est pas un cas isolé. En interrogeant l’histoire récente d’un pays Africain meurtri par les guerres civiles, ethniques, nationalistes ou autres types de conflits armés, chaque Africain pourrait mettre en lumière les relations peu catholiques entre des politiques et des bandes armées, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières dudit pays. Et cela, sous le regard malicieux de l’Occident, ou alors, celui fumiste des nouveaux partenaires de l’Afrique.
1.1.3 Maintenus par les « négociateurs » (la "France-Africaine", les organismes nationaux de coopération internationale « éclairés » par les espions de toute couleur et tout acabit).
Point n’est besoin d’aller loin. Les Guehi Azi, Fode Sanko, Laurent NKunda, Thomas Lubanga, Joseph Koni, Agathon Rwasa, Abbas Abdikadir, César Attoute Badiate et autres Guillaume Soro, Jean-Pierre BEMBA n’ont fait que suivre les pas des anciens comme François BOZIZE, Idriss Déby, Charles Taylor… De quelque pays dont il se réclame, chaque chef de guerre bénéficie d’un parrain financier, politique ou militaire qui assure la réflexion stratégique et fait envoyer les hommes en tirant les ficelles… de loin. Ni vu mais bien connu par tous ceux qui voudraient en savoir davantage et qui ne bougeront que quand cela risque de déranger les intérêts de leurs Etats. C'est, comme qui dirait : « une affaire de haute voltige… sur terre ».
D’aucuns pensaient qu’avec l’arrivée de Sarkozy, la françafricaine en prendrait un coup. Mais c’est sans tenir compte de son incrémentation dans les tissus les plus profonds des élites locales. Il y a, à la base, un travail de raffinage opéré par les affairistes de la France et des mouvements de consolidation garantie par des mercenaires dont le plus connu a été Bob Denard. Cet ancrage au cœur des systèmes et les accointances politiques expliquent les raisons pour lesquelles un pays comme l’Angola surveille de très près l’Angolagate, malgré les conséquences que ces ventes d’armes ont générées.
Pour preuve de cette présence « protectrice » des intérêts des affairistes d'ailleurs, la mascarade électorale survenue au Gabon et qui a vu le fils véritablement hériter du patriarche symbole des « alliances stratégiques ».
Toutefois, il ne faut surtout pas croire que la France est la seule présente sous nos contrées. Du très discret Israël qui se fait « représenter » par des hommes d’affaires juifs - d’Israël ou d’ailleurs, à la Chine des matières premières, en passant par les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés couronnés, tous les eyes sont only braqués sur l’Afrique quand les discours se veulent condescendants ou alors amicaux. Même les Russes reprennent du service sous nos cieux. Et tout ce beau monde promeut la coopération, la lutte contre la pauvreté, l’appui au développement.
------------
PS: Des femmes m'ont demandé "Par où commencer?"

J'ai dormi avec cette interrogation. Au réveil, je n'avais toujours pas trouvé "la réponse". Je leur ai alors demandé de commencer par se mettre en route.

1.1 DES CHEFS DE GUERRE
1.1.1 Nourris par l’appât (découvertes de ressources minières, aurifères, pétrolières… le diamant)
Dans la plupart des foyers de tension, les raisons politiques officiellement et historiquement évoquées pour justifier les affrontements armées et autres exactions auprès des populations civiles, ont, quant au fond, des soubassements économiques pas toujours affichés. Rares sont les groupes irrédentistes ou nationalistes qui revendiquent leur « liberté » quand leurs territoires ne recèlent pas de ressources ou de potentialités économiques d’envergure. Et c’est cette « manne » que certains flairent de loin qui aiguisent les appétits tant des autochtones dénaturés que des « éveilleurs de conscience » ou autres « conseillers » fortement intéressés.
Ces ressources minières, aurifères, pétrolières et même forestières, ont généré des conflits avec, dans la plupart des cas, des violences extrêmes, tant du point de vue physique que psychique ou moral. Quelle région de l’Afrique ayant découvert du pétrole n’a été foyer de tension ? Quel chef de guerre africain ne revendique une zone minière, aurifère ou simplement forestière ? Le diamant, n’en parlons plus…
Ces parvenus accidentellement mis en sellette par des concours de circonstance ont d’autant plus de mal à démordre que l’os peut s’avérer gros, autour duquel rôde une meute de tout acabit. Dans bien des cas, ces « éléments incontrôlés » se retournent contre leurs parrains quand arrive le moment du partage du butin ou quand la pression extérieure devient trop forte qui poussent les seconds à faire profil bas tandis que les premiers revendiquent une légitimité ou des droits totalement fabriqués.
Plus le conflit perdure, plus les séquelles s’incrustent dans les cœurs et la mémoire collective créant ainsi une rancœur et une animosité diplomatiquement « rachetées » par des organismes caritatifs ou des missionnaires de la « réconciliation »… fabriquée. Pour ce qui est de la reconstruction du cadre de vie, les générations futures pourront payer les dettes généreusement consenties par les fabricants d’armes et leurs cousins, idéologues encagoulés avec style (Occidentaux) ou avec pudeur (pétrodollars).
1.1.2 Soutenus par les « intéressés » (gentils « amis de l’Afrique », politiques démagogues)
Ce qui est triste avec ces chefs de guerre, c’est leur aveuglement et leur entêtement qui les poussent, au fil du temps, à commettre tellement d’erreurs que leurs capacités à faire marche arrière en deviennent fonctionnellement dépendantes d’une poussée par l’avant (une dissidence ou une trahison), si ce n’est la mort physique... bénéfique pour « tous ».
De nombreux amis de l’Afrique ont les souliers souillés par le sang des Africains. Et quand arrivent les moments difficiles, ils rejettent l’opprobre sur le dindon de la farce, à coup de campagnes de dénigrement et de lynchages médiatiques dignes des rejets de greffe incompatible.
Combien de gentils-amis-de-l’Afrique ont été mêlés à des histoires de renversement de régime, de vente d’armes – même quand il y a embargo ? Combien de fois ces habitués-des-palais-africains ont-ils été cités dans des affaires de pots-de-vin, de corruption ?
Et pourtant, le jeu continue qui se nourrit d’un ensemble de pratiques pour lesquelles le maintien du système est condition de survie pour chaque partie prenante. Du fait de leurs positions de pouvoir, de nombreux Elus africains vivent et se maintiennent grâce à ces faiseurs de trouble qui, soit, ont eu à jouer un rôle dans leur installation au pouvoir, soit, favorisent leur maintien au pouvoir considérant l’impossibilité de promouvoir la démocratie dans un climat d’instabilité et d’insécurité.
Dans le cas du conflit dit casamançais, au sud du Sénégal, comment peut-on espérer trouver des solutions à l’irrédentisme en versant un pécule mensuel hyper alléchant à certains leaders politiques du mouvement, ainsi qu’à des chefs rebelles avides de vacances… en civil ?
Le Sénégal n’est pas un cas isolé. En interrogeant l’histoire récente d’un pays Africain meurtri par les guerres civiles, ethniques, nationalistes ou autres types de conflits armés, chaque Africain pourrait mettre en lumière les relations peu catholiques entre des politiques et des bandes armées, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières dudit pays. Et cela, sous le regard malicieux de l’Occident, ou alors, celui fumiste des nouveaux partenaires de l’Afrique.
1.1.3 Maintenus par les « négociateurs » (la "France-Africaine", les organismes nationaux de coopération internationale « éclairés » par les espions de toute couleur et tout acabit).
Point n’est besoin d’aller loin. Les Guehi Azi, Fode Sanko, Laurent NKunda, Thomas Lubanga, Joseph Koni, Agathon Rwasa, Abbas Abdikadir, César Attoute Badiate et autres Guillaume Soro, Jean-Pierre BEMBA n’ont fait que suivre les pas des anciens comme François BOZIZE, Idriss Déby, Charles Taylor… De quelque pays dont il se réclame, chaque chef de guerre bénéficie d’un parrain financier, politique ou militaire qui assure la réflexion stratégique et fait envoyer les hommes en tirant les ficelles… de loin. Ni vu mais bien connu par tous ceux qui voudraient en savoir davantage et qui ne bougeront que quand cela risque de déranger les intérêts de leurs Etats. C'est, comme qui dirait : « une affaire de haute voltige… sur terre ».
D’aucuns pensaient qu’avec l’arrivée de Sarkozy, la françafricaine en prendrait un coup. Mais c’est sans tenir compte de son incrémentation dans les tissus les plus profonds des élites locales. Il y a, à la base, un travail de raffinage opéré par les affairistes de la France et des mouvements de consolidation garantie par des mercenaires dont le plus connu a été Bob Denard. Cet ancrage au cœur des systèmes et les accointances politiques expliquent les raisons pour lesquelles un pays comme l’Angola surveille de très près l’Angolagate, malgré les conséquences que ces ventes d’armes ont générées.
Pour preuve de cette présence « protectrice » des intérêts des affairistes d'ailleurs, la mascarade électorale survenue au Gabon et qui a vu le fils véritablement hériter du patriarche symbole des « alliances stratégiques ».
Toutefois, il ne faut surtout pas croire que la France est la seule présente sous nos contrées. Du très discret Israël qui se fait « représenter » par des hommes d’affaires juifs - d’Israël ou d’ailleurs, à la Chine des matières premières, en passant par les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés couronnés, tous les eyes sont only braqués sur l’Afrique quand les discours se veulent condescendants ou alors amicaux. Même les Russes reprennent du service sous nos cieux. Et tout ce beau monde promeut la coopération, la lutte contre la pauvreté, l’appui au développement.
------------
PS: Des femmes m'ont demandé "Par où commencer?"
J'ai dormi avec cette interrogation. Au réveil, je n'avais toujours pas trouvé "la réponse". Je leur ai alors demandé de commencer par se mettre en route.
lundi 12 juillet 2010
INTRODUCTION A LA LETTRE AUX AFRICAINS
Note introductive
Ceci constitue le premier jet d'une lettre en cours. Il y a tellement de choses à dire pour le "réveil" (enfin) des Africains que cela prendra du temps. Mais, commençons déjà...
Notre démarche ne vise pourtant pas à donner des leçons, à indexer x ou y. Nous invitons tout simplement à une prise de conscience quant aux enjeux réels liés aux actions (ou inactions) de chaque fils ou fille de l'Afrique.
Nous faut-il quelqu'un du dehors pour nous montrer le soleil quand nos yeux s'ouvrent tout comme ceux des autres? Qui va faire les choses à notre place? Au nom de quelle "amitié" cette âme généreuse le ferait-elle, surtout quand la porte d'entrée s'appelle... politique ou humanitaire (version ONG)?
A travers cette lettre à toi adressée, je voudrais surtout t'inviter à une introspection. Prends le temps d'évaluer ta contribution au devenir de l'Afrique (ou à ses dérives). Ensuite, réfléchis à ce que tu pourrais faire (bien sûr avec d'autres) pour une prise de conscience élargie (car, à ce stade, c'est le principal défi) avant une mobilisation agissante et collective.
Il paraît que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". En l'adaptant à notre situation d'Africains errant, nous comprendrons pourquoi nos élites politiques développent le culte de l'impunité, mais aussi pourquoi les "amis de l'Afrique" font tout pour les maintenir au pouvoir. Contrairement aux convictions du chanteur, moins de 20% des Africains ont compris. Dans ce taux, les 5% renvoient aux élites politiques et à leurs familles. Les 15 autres % sont constitués des intellectuels non soumis, des travailleurs "tranquilles" et des jeunes "mécontents". Mais toutes ces dernières catégories sont impuissantes qui commencent à devenir aigries.
La véritable question est de savoir par où commencer: en combattant les élites et les systèmes qui les maintiennent au pouvoir ou en travaillant à l'élargissement de la base de "gens conscientes"?
Chacun pourra y réfléchir mais il faut surtout commencer par faire quelque chose, en évitant d'attendre le messie.
La force du peuple réside dans la spontanéité de ses expressions et dans la sincérité de ses engagements. Il n'y a de peuple que quand chacun parle et agit pour sa nation. Il n'y a de nation que quand les actions sont motivées et soutendues par des valeurs. Il n'y a de valeur que quand il y a référence à une histoire construite ensemble. Il n'y a d'historicité que quand les hommes, à travers leurs actions et leurs engagements, transcendent leur être au profit de leur devenir.
Dans les différents Etats africains, les peuples en sont à différents stades mais aucun n'en ait encore à ce niveau d'élevation spitirituelle que d'aucuns appellent le "sentiment national". Pourtant, il le faudra. Même si certains se plaisent à dénoncer le "nationalisme" quand, chez eux, ils considèrent les mêmes motivations et actes comme étant du "patriotisme".
Le passage d'un NKrumah, d'un Lumumba, d'un Cheikh Anta Diop et autre Sankara ne saurait être vain. Comme disait l'autre: "quand un peuple commence à rêver, c'est que la réalité n'est pas loin".
Permettez-moi d'y croire. Mes propos se rapportent à la nuit mais le jour se lèvera.
Ceci constitue le premier jet d'une lettre en cours. Il y a tellement de choses à dire pour le "réveil" (enfin) des Africains que cela prendra du temps. Mais, commençons déjà...
Notre démarche ne vise pourtant pas à donner des leçons, à indexer x ou y. Nous invitons tout simplement à une prise de conscience quant aux enjeux réels liés aux actions (ou inactions) de chaque fils ou fille de l'Afrique.
Nous faut-il quelqu'un du dehors pour nous montrer le soleil quand nos yeux s'ouvrent tout comme ceux des autres? Qui va faire les choses à notre place? Au nom de quelle "amitié" cette âme généreuse le ferait-elle, surtout quand la porte d'entrée s'appelle... politique ou humanitaire (version ONG)?
A travers cette lettre à toi adressée, je voudrais surtout t'inviter à une introspection. Prends le temps d'évaluer ta contribution au devenir de l'Afrique (ou à ses dérives). Ensuite, réfléchis à ce que tu pourrais faire (bien sûr avec d'autres) pour une prise de conscience élargie (car, à ce stade, c'est le principal défi) avant une mobilisation agissante et collective.
Il paraît que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". En l'adaptant à notre situation d'Africains errant, nous comprendrons pourquoi nos élites politiques développent le culte de l'impunité, mais aussi pourquoi les "amis de l'Afrique" font tout pour les maintenir au pouvoir. Contrairement aux convictions du chanteur, moins de 20% des Africains ont compris. Dans ce taux, les 5% renvoient aux élites politiques et à leurs familles. Les 15 autres % sont constitués des intellectuels non soumis, des travailleurs "tranquilles" et des jeunes "mécontents". Mais toutes ces dernières catégories sont impuissantes qui commencent à devenir aigries.
La véritable question est de savoir par où commencer: en combattant les élites et les systèmes qui les maintiennent au pouvoir ou en travaillant à l'élargissement de la base de "gens conscientes"?
Chacun pourra y réfléchir mais il faut surtout commencer par faire quelque chose, en évitant d'attendre le messie.
La force du peuple réside dans la spontanéité de ses expressions et dans la sincérité de ses engagements. Il n'y a de peuple que quand chacun parle et agit pour sa nation. Il n'y a de nation que quand les actions sont motivées et soutendues par des valeurs. Il n'y a de valeur que quand il y a référence à une histoire construite ensemble. Il n'y a d'historicité que quand les hommes, à travers leurs actions et leurs engagements, transcendent leur être au profit de leur devenir.
Dans les différents Etats africains, les peuples en sont à différents stades mais aucun n'en ait encore à ce niveau d'élevation spitirituelle que d'aucuns appellent le "sentiment national". Pourtant, il le faudra. Même si certains se plaisent à dénoncer le "nationalisme" quand, chez eux, ils considèrent les mêmes motivations et actes comme étant du "patriotisme".
Le passage d'un NKrumah, d'un Lumumba, d'un Cheikh Anta Diop et autre Sankara ne saurait être vain. Comme disait l'autre: "quand un peuple commence à rêver, c'est que la réalité n'est pas loin".
Permettez-moi d'y croire. Mes propos se rapportent à la nuit mais le jour se lèvera.
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