Note introductive
Ceci constitue le premier jet d'une lettre en cours. Il y a tellement de choses à dire pour le "réveil" (enfin) des Africains que cela prendra du temps. Mais, commençons déjà...
Notre démarche ne vise pourtant pas à donner des leçons, à indexer x ou y. Nous invitons tout simplement à une prise de conscience quant aux enjeux réels liés aux actions (ou inactions) de chaque fils ou fille de l'Afrique.
Nous faut-il quelqu'un du dehors pour nous montrer le soleil quand nos yeux s'ouvrent tout comme ceux des autres? Qui va faire les choses à notre place? Au nom de quelle "amitié" cette âme généreuse le ferait-elle, surtout quand la porte d'entrée s'appelle... politique ou humanitaire (version ONG)?
A travers cette lettre à toi adressée, je voudrais surtout t'inviter à une introspection. Prends le temps d'évaluer ta contribution au devenir de l'Afrique (ou à ses dérives). Ensuite, réfléchis à ce que tu pourrais faire (bien sûr avec d'autres) pour une prise de conscience élargie (car, à ce stade, c'est le principal défi) avant une mobilisation agissante et collective.
Il paraît que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". En l'adaptant à notre situation d'Africains errant, nous comprendrons pourquoi nos élites politiques développent le culte de l'impunité, mais aussi pourquoi les "amis de l'Afrique" font tout pour les maintenir au pouvoir. Contrairement aux convictions du chanteur, moins de 20% des Africains ont compris. Dans ce taux, les 5% renvoient aux élites politiques et à leurs familles. Les 15 autres % sont constitués des intellectuels non soumis, des travailleurs "tranquilles" et des jeunes "mécontents". Mais toutes ces dernières catégories sont impuissantes qui commencent à devenir aigries.
La véritable question est de savoir par où commencer: en combattant les élites et les systèmes qui les maintiennent au pouvoir ou en travaillant à l'élargissement de la base de "gens conscientes"?
Chacun pourra y réfléchir mais il faut surtout commencer par faire quelque chose, en évitant d'attendre le messie.
La force du peuple réside dans la spontanéité de ses expressions et dans la sincérité de ses engagements. Il n'y a de peuple que quand chacun parle et agit pour sa nation. Il n'y a de nation que quand les actions sont motivées et soutendues par des valeurs. Il n'y a de valeur que quand il y a référence à une histoire construite ensemble. Il n'y a d'historicité que quand les hommes, à travers leurs actions et leurs engagements, transcendent leur être au profit de leur devenir.
Dans les différents Etats africains, les peuples en sont à différents stades mais aucun n'en ait encore à ce niveau d'élevation spitirituelle que d'aucuns appellent le "sentiment national". Pourtant, il le faudra. Même si certains se plaisent à dénoncer le "nationalisme" quand, chez eux, ils considèrent les mêmes motivations et actes comme étant du "patriotisme".
Le passage d'un NKrumah, d'un Lumumba, d'un Cheikh Anta Diop et autre Sankara ne saurait être vain. Comme disait l'autre: "quand un peuple commence à rêver, c'est que la réalité n'est pas loin".
Permettez-moi d'y croire. Mes propos se rapportent à la nuit mais le jour se lèvera.
lundi 12 juillet 2010
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