S’IL M’ETAIT PERMIS…
S’il m’était permis de partager ma vision de ce qu’aurait pu être « le FESMAN » :
- j’aurai accordé plus d’importance aux Services Régionaux de la Culture (SRC) ;
- j’aurai initié un programme, sous forme de concours, qui permettrait aux étudiants en Informatique de travailler, dans le cadre de leurs recherches, avec ces SRC ;
- j’aurai invité chaque région à réaliser une cartographie exhaustive des valeurs culturelles – matérielles comme immatérielles – et à les mettre en valeur à travers les TIC ;
- j’aurai invité à mettre en exergue la diversité culturelle de chaque zone, à travers les différentes facettes de la culture et en répertoriant tous les hommes et femmes de culture, historiquement et présentement connus ;
- j’aurai suggéré aux établissements scolaires et universitaires de stimuler et d’encourager la visibilité de tous les talents artistiques des jeunes élèves et étudiants ;
- j’aurai mis en place une structure de coordination qui centraliserait toutes les initiatives et impulserait un dynamisme artistique et culturel reflet des valeurs séculaires ;
- des proverbes à la danse, des contes évoqués autour du feu de bois à la poésie des contemporains, de Haj Mansour à Doudou Seck, des kassak au baak dans nos arènes, de Medina Sabakh à Yandé Codou, de Ousmane Sow à Ndiaye Khaly, du fabricant de Djembé de Kolda au bijoutier de Thiès, j’aurai impliqué tout digne héritier des figures historiques du Sénégal de Cheikh Anta et de Léopold S. Senghor ;
- j’aurai débusqué les multiples arts culinaires des terroirs et ressuscité les styles princiers et guerriers du Fuuta, du Walo, du Sine et des autres contrées du Sénégal ;
- j’aurai rappelé les coiffures, la prestance et l’élégance vestimentaire de nos mères et de nos sœurs ;
- j’aurai immortalisé des scènes, pris des photos, sculpté des formes, enregistré des sons, interviewé des acteurs et autres icônes des cultures locales ;
- j’aurai mémorisé des milliers de données pour les mettre sur des centaines de supports communicationnels, à commercialiser ou non ;
- j’aurai mis le tout dans le site Web de chaque SRC, avant de créer des liens à partir du site Web officiel du FESMAN ;
- j’aurai réalisé des documentaires à diffuser à travers les médias, afin que les Sénégalais s’imprègnent davantage de leur culture ;
- j’aurai informé et mobilisé tous ces Sénégalais, à travers une stratégie communicationnelle fondé sur le sentiment national ;
- j’aurai bâti un partenariat gagnant-gagnant avec le secteur privé national et international ;
- j’aurai promu toutes les langues nationales et appuyé toutes les manifestations culturelles ;
- après avoir responsabilisé la structure de coordination, j’aurai demandé des comptes à toutes les étapes ;
- j’aurai travaillé avec elle pour une évaluation à mi parcours ; et
- j’aurai sanctionné les meilleurs produits, les régions les mieux représentées, les responsables les moins productifs, avant de distinguer, au nom de la nation sénégalaise, les artistes, les acteurs culturels et les responsables les plus méritants.
- Voilà, j’aurai ensuite ouvert les bras pour accueillir mes frères et sœurs africains et de la diaspora.
C’est le Sénégal qui aurait offert sa Teranga au monde.
Il n’y a rien de neuf, tout est déjà là… dans la culture !
