TITRE 1-LA CONFERENCE DES NIGAUDS
1.1 DES CHEFS DE GUERRE
1.1.1 Nourris par l’appât (découvertes de ressources minières, aurifères, pétrolières… le diamant)
Dans la plupart des foyers de tension, les raisons politiques officiellement et historiquement évoquées pour justifier les affrontements armées et autres exactions auprès des populations civiles, ont, quant au fond, des soubassements économiques pas toujours affichés. Rares sont les groupes irrédentistes ou nationalistes qui revendiquent leur « liberté » quand leurs territoires ne recèlent pas de ressources ou de potentialités économiques d’envergure. Et c’est cette « manne » que certains flairent de loin qui aiguisent les appétits tant des autochtones dénaturés que des « éveilleurs de conscience » ou autres « conseillers » fortement intéressés.
Ces ressources minières, aurifères, pétrolières et même forestières, ont généré des conflits avec, dans la plupart des cas, des violences extrêmes, tant du point de vue physique que psychique ou moral. Quelle région de l’Afrique ayant découvert du pétrole n’a été foyer de tension ? Quel chef de guerre africain ne revendique une zone minière, aurifère ou simplement forestière ? Le diamant, n’en parlons plus…
Ces parvenus accidentellement mis en sellette par des concours de circonstance ont d’autant plus de mal à démordre que l’os peut s’avérer gros, autour duquel rôde une meute de tout acabit. Dans bien des cas, ces « éléments incontrôlés » se retournent contre leurs parrains quand arrive le moment du partage du butin ou quand la pression extérieure devient trop forte qui poussent les seconds à faire profil bas tandis que les premiers revendiquent une légitimité ou des droits totalement fabriqués.
Plus le conflit perdure, plus les séquelles s’incrustent dans les cœurs et la mémoire collective créant ainsi une rancœur et une animosité diplomatiquement « rachetées » par des organismes caritatifs ou des missionnaires de la « réconciliation »… fabriquée. Pour ce qui est de la reconstruction du cadre de vie, les générations futures pourront payer les dettes généreusement consenties par les fabricants d’armes et leurs cousins, idéologues encagoulés avec style (Occidentaux) ou avec pudeur (pétrodollars).
1.1.2 Soutenus par les « intéressés » (gentils « amis de l’Afrique », politiques démagogues)
Ce qui est triste avec ces chefs de guerre, c’est leur aveuglement et leur entêtement qui les poussent, au fil du temps, à commettre tellement d’erreurs que leurs capacités à faire marche arrière en deviennent fonctionnellement dépendantes d’une poussée par l’avant (une dissidence ou une trahison), si ce n’est la mort physique... bénéfique pour « tous ».
De nombreux amis de l’Afrique ont les souliers souillés par le sang des Africains. Et quand arrivent les moments difficiles, ils rejettent l’opprobre sur le dindon de la farce, à coup de campagnes de dénigrement et de lynchages médiatiques dignes des rejets de greffe incompatible.
Combien de gentils-amis-de-l’Afrique ont été mêlés à des histoires de renversement de régime, de vente d’armes – même quand il y a embargo ? Combien de fois ces habitués-des-palais-africains ont-ils été cités dans des affaires de pots-de-vin, de corruption ?
Et pourtant, le jeu continue qui se nourrit d’un ensemble de pratiques pour lesquelles le maintien du système est condition de survie pour chaque partie prenante. Du fait de leurs positions de pouvoir, de nombreux Elus africains vivent et se maintiennent grâce à ces faiseurs de trouble qui, soit, ont eu à jouer un rôle dans leur installation au pouvoir, soit, favorisent leur maintien au pouvoir considérant l’impossibilité de promouvoir la démocratie dans un climat d’instabilité et d’insécurité.
Dans le cas du conflit dit casamançais, au sud du Sénégal, comment peut-on espérer trouver des solutions à l’irrédentisme en versant un pécule mensuel hyper alléchant à certains leaders politiques du mouvement, ainsi qu’à des chefs rebelles avides de vacances… en civil ?
Le Sénégal n’est pas un cas isolé. En interrogeant l’histoire récente d’un pays Africain meurtri par les guerres civiles, ethniques, nationalistes ou autres types de conflits armés, chaque Africain pourrait mettre en lumière les relations peu catholiques entre des politiques et des bandes armées, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières dudit pays. Et cela, sous le regard malicieux de l’Occident, ou alors, celui fumiste des nouveaux partenaires de l’Afrique.
1.1.3 Maintenus par les « négociateurs » (la "France-Africaine", les organismes nationaux de coopération internationale « éclairés » par les espions de toute couleur et tout acabit).
Point n’est besoin d’aller loin. Les Guehi Azi, Fode Sanko, Laurent NKunda, Thomas Lubanga, Joseph Koni, Agathon Rwasa, Abbas Abdikadir, César Attoute Badiate et autres Guillaume Soro, Jean-Pierre BEMBA n’ont fait que suivre les pas des anciens comme François BOZIZE, Idriss Déby, Charles Taylor… De quelque pays dont il se réclame, chaque chef de guerre bénéficie d’un parrain financier, politique ou militaire qui assure la réflexion stratégique et fait envoyer les hommes en tirant les ficelles… de loin. Ni vu mais bien connu par tous ceux qui voudraient en savoir davantage et qui ne bougeront que quand cela risque de déranger les intérêts de leurs Etats. C'est, comme qui dirait : « une affaire de haute voltige… sur terre ».
D’aucuns pensaient qu’avec l’arrivée de Sarkozy, la françafricaine en prendrait un coup. Mais c’est sans tenir compte de son incrémentation dans les tissus les plus profonds des élites locales. Il y a, à la base, un travail de raffinage opéré par les affairistes de la France et des mouvements de consolidation garantie par des mercenaires dont le plus connu a été Bob Denard. Cet ancrage au cœur des systèmes et les accointances politiques expliquent les raisons pour lesquelles un pays comme l’Angola surveille de très près l’Angolagate, malgré les conséquences que ces ventes d’armes ont générées.
Pour preuve de cette présence « protectrice » des intérêts des affairistes d'ailleurs, la mascarade électorale survenue au Gabon et qui a vu le fils véritablement hériter du patriarche symbole des « alliances stratégiques ».
Toutefois, il ne faut surtout pas croire que la France est la seule présente sous nos contrées. Du très discret Israël qui se fait « représenter » par des hommes d’affaires juifs - d’Israël ou d’ailleurs, à la Chine des matières premières, en passant par les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés couronnés, tous les eyes sont only braqués sur l’Afrique quand les discours se veulent condescendants ou alors amicaux. Même les Russes reprennent du service sous nos cieux. Et tout ce beau monde promeut la coopération, la lutte contre la pauvreté, l’appui au développement.
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PS: Des femmes m'ont demandé "Par où commencer?"

J'ai dormi avec cette interrogation. Au réveil, je n'avais toujours pas trouvé "la réponse". Je leur ai alors demandé de commencer par se mettre en route.

1.1 DES CHEFS DE GUERRE
1.1.1 Nourris par l’appât (découvertes de ressources minières, aurifères, pétrolières… le diamant)
Dans la plupart des foyers de tension, les raisons politiques officiellement et historiquement évoquées pour justifier les affrontements armées et autres exactions auprès des populations civiles, ont, quant au fond, des soubassements économiques pas toujours affichés. Rares sont les groupes irrédentistes ou nationalistes qui revendiquent leur « liberté » quand leurs territoires ne recèlent pas de ressources ou de potentialités économiques d’envergure. Et c’est cette « manne » que certains flairent de loin qui aiguisent les appétits tant des autochtones dénaturés que des « éveilleurs de conscience » ou autres « conseillers » fortement intéressés.
Ces ressources minières, aurifères, pétrolières et même forestières, ont généré des conflits avec, dans la plupart des cas, des violences extrêmes, tant du point de vue physique que psychique ou moral. Quelle région de l’Afrique ayant découvert du pétrole n’a été foyer de tension ? Quel chef de guerre africain ne revendique une zone minière, aurifère ou simplement forestière ? Le diamant, n’en parlons plus…
Ces parvenus accidentellement mis en sellette par des concours de circonstance ont d’autant plus de mal à démordre que l’os peut s’avérer gros, autour duquel rôde une meute de tout acabit. Dans bien des cas, ces « éléments incontrôlés » se retournent contre leurs parrains quand arrive le moment du partage du butin ou quand la pression extérieure devient trop forte qui poussent les seconds à faire profil bas tandis que les premiers revendiquent une légitimité ou des droits totalement fabriqués.
Plus le conflit perdure, plus les séquelles s’incrustent dans les cœurs et la mémoire collective créant ainsi une rancœur et une animosité diplomatiquement « rachetées » par des organismes caritatifs ou des missionnaires de la « réconciliation »… fabriquée. Pour ce qui est de la reconstruction du cadre de vie, les générations futures pourront payer les dettes généreusement consenties par les fabricants d’armes et leurs cousins, idéologues encagoulés avec style (Occidentaux) ou avec pudeur (pétrodollars).
1.1.2 Soutenus par les « intéressés » (gentils « amis de l’Afrique », politiques démagogues)
Ce qui est triste avec ces chefs de guerre, c’est leur aveuglement et leur entêtement qui les poussent, au fil du temps, à commettre tellement d’erreurs que leurs capacités à faire marche arrière en deviennent fonctionnellement dépendantes d’une poussée par l’avant (une dissidence ou une trahison), si ce n’est la mort physique... bénéfique pour « tous ».
De nombreux amis de l’Afrique ont les souliers souillés par le sang des Africains. Et quand arrivent les moments difficiles, ils rejettent l’opprobre sur le dindon de la farce, à coup de campagnes de dénigrement et de lynchages médiatiques dignes des rejets de greffe incompatible.
Combien de gentils-amis-de-l’Afrique ont été mêlés à des histoires de renversement de régime, de vente d’armes – même quand il y a embargo ? Combien de fois ces habitués-des-palais-africains ont-ils été cités dans des affaires de pots-de-vin, de corruption ?
Et pourtant, le jeu continue qui se nourrit d’un ensemble de pratiques pour lesquelles le maintien du système est condition de survie pour chaque partie prenante. Du fait de leurs positions de pouvoir, de nombreux Elus africains vivent et se maintiennent grâce à ces faiseurs de trouble qui, soit, ont eu à jouer un rôle dans leur installation au pouvoir, soit, favorisent leur maintien au pouvoir considérant l’impossibilité de promouvoir la démocratie dans un climat d’instabilité et d’insécurité.
Dans le cas du conflit dit casamançais, au sud du Sénégal, comment peut-on espérer trouver des solutions à l’irrédentisme en versant un pécule mensuel hyper alléchant à certains leaders politiques du mouvement, ainsi qu’à des chefs rebelles avides de vacances… en civil ?
Le Sénégal n’est pas un cas isolé. En interrogeant l’histoire récente d’un pays Africain meurtri par les guerres civiles, ethniques, nationalistes ou autres types de conflits armés, chaque Africain pourrait mettre en lumière les relations peu catholiques entre des politiques et des bandes armées, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières dudit pays. Et cela, sous le regard malicieux de l’Occident, ou alors, celui fumiste des nouveaux partenaires de l’Afrique.
1.1.3 Maintenus par les « négociateurs » (la "France-Africaine", les organismes nationaux de coopération internationale « éclairés » par les espions de toute couleur et tout acabit).
Point n’est besoin d’aller loin. Les Guehi Azi, Fode Sanko, Laurent NKunda, Thomas Lubanga, Joseph Koni, Agathon Rwasa, Abbas Abdikadir, César Attoute Badiate et autres Guillaume Soro, Jean-Pierre BEMBA n’ont fait que suivre les pas des anciens comme François BOZIZE, Idriss Déby, Charles Taylor… De quelque pays dont il se réclame, chaque chef de guerre bénéficie d’un parrain financier, politique ou militaire qui assure la réflexion stratégique et fait envoyer les hommes en tirant les ficelles… de loin. Ni vu mais bien connu par tous ceux qui voudraient en savoir davantage et qui ne bougeront que quand cela risque de déranger les intérêts de leurs Etats. C'est, comme qui dirait : « une affaire de haute voltige… sur terre ».
D’aucuns pensaient qu’avec l’arrivée de Sarkozy, la françafricaine en prendrait un coup. Mais c’est sans tenir compte de son incrémentation dans les tissus les plus profonds des élites locales. Il y a, à la base, un travail de raffinage opéré par les affairistes de la France et des mouvements de consolidation garantie par des mercenaires dont le plus connu a été Bob Denard. Cet ancrage au cœur des systèmes et les accointances politiques expliquent les raisons pour lesquelles un pays comme l’Angola surveille de très près l’Angolagate, malgré les conséquences que ces ventes d’armes ont générées.
Pour preuve de cette présence « protectrice » des intérêts des affairistes d'ailleurs, la mascarade électorale survenue au Gabon et qui a vu le fils véritablement hériter du patriarche symbole des « alliances stratégiques ».
Toutefois, il ne faut surtout pas croire que la France est la seule présente sous nos contrées. Du très discret Israël qui se fait « représenter » par des hommes d’affaires juifs - d’Israël ou d’ailleurs, à la Chine des matières premières, en passant par les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés couronnés, tous les eyes sont only braqués sur l’Afrique quand les discours se veulent condescendants ou alors amicaux. Même les Russes reprennent du service sous nos cieux. Et tout ce beau monde promeut la coopération, la lutte contre la pauvreté, l’appui au développement.
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PS: Des femmes m'ont demandé "Par où commencer?"
J'ai dormi avec cette interrogation. Au réveil, je n'avais toujours pas trouvé "la réponse". Je leur ai alors demandé de commencer par se mettre en route.
